Publié par : allezlesfilles | 22 décembre 2015

Des jouets aussi bien pour les filles que pour les garçons


Le rose c’est pour les filles, le bleu pour les garçons, les dînettes pour elles et les voitures pour eux… Hélàs le marketing genré des jeux s’est aggravé au fil des décennies et il est très difficile d’échapper à la division sexuée des jeux. Les jeux pour les filles étant beaucoup moins variés que ceux des garçons reproduisant de manière affligeante des rôles sexués qui ne correspondent souvent même plus à la réalité.

L’enseigne U en a décidé autrement et propose un catalogue de jouets qui casse les préjugés et stéréotypes.

« C’est la troisième année de suite qu’on a choisi de casser les codes dans notre catalogue de Noël», explique Thierry Desouches, porte-parole de Système U. Et il poursuit : «  Cette posture citoyenne est devenue plus importante au fil des années, elle va de pair avec l’évolution de la société, car on est là pour faire état de la réalité des choses. Aujourd’hui quand on est devant un public d’enfants et qu’on les lâche devant un jouet, il n’y a pas de genre. Les enfants jouent avec n’importe quoi. »

C’est ce que montre la vidéo qui fait la publicité du catalogue.

https://youtu.be/GEIQJqPgjLY

La construction de l’égalité entre filles et garçons passe par les jouets soulignaient dans un rapport la sénatrice Chantal Jouanno et le sénateur Roland Courteau .

Saluons cette initiative.

Publié par : fatiane | 28 novembre 2015

Maternité et carrière


grossessetravail

A l’occasion d’une rencontre avec des anciens de mon école d’ingénieur, nous avons évoqué la recherche d’emploi pour lancer notre carrière. J’étais avec un ami. Une ancienne a conseillé à mon ami de tenter de commencer dans une PME, car on y est beaucoup plus responsabilisé, on est souvent acteur de la prise de décision dans l’entreprise. C’est donc une expérience très enrichissante et valorisante.

Par contre, à moi, en tant que femme, elle m’a conseillé de passer plutôt par une grande boîte, en raison du « problème » de grossesse, si on peut vraiment appeler ça un problème.

Une autre ancienne a rebondi en disant qu’un congé maternité n’est vraiment pas un problème aujourd’hui puisque l’employée enceinte prévient dès qu’elle est au courant de sa grossesse et l’entreprise a environ 6 mois pour trouver un remplacement. Donc le congé maternité n’est pas vraiment un problème dans le sens où l’entreprise est prévenue assez tôt pour avoir le temps de prendre ses dispositions.

Elle a étayé par une petite anecdote. Lorsqu’elle travaillait sur un projet dans une raffinerie pour le lancement d’une nouvelle unité.

« L’exécution du projet devait démarrer le lundi à 8h et pas plus tard! Mais malheur ! Le chef de projet s’est cassé la cheville le vendredi soir en jouant au volley-ball. Il est mis en arrêt maladie. Il ne peut se déplacer, si ce n’est en fauteuil, ce qui n’est pas envisageable pour l’accès aux installations dans une raffinerie.
Il a fallu trouver en un week-end, non pas une mais 3 personnes, tellement sont travail et son savoir étaient importants dans ce projet. Alors comparé à ça, une grossesse ce n’est rien! Mais je conçois bien que pour les toutes petites entreprises qui ont peu de moyens remplacer une cadre pour un congé maternité peut être plus difficile. »

Alors mesdames, la grossesse ne doit pas être un frein dans votre carrière. D’ailleurs pour beaucoup de femmes, la grossesse fut un tremplin pour propulser leur carrière. En effet, à leur retour de congé, elles se voyaient confier plus de responsabilités, elles s’investissaient encore plus. Leur congé maternité leur servait alors de temps pour se reconcentrer et repenser leur carrière. J’espère pouvoir vous transmettre quelques témoignages de ces femmes prochainement.


Comment promouvoir les filières et les métiers scientifiques auprès des jeunes filles, tout en luttant contre les préjugés concernant les femmes et les sciences ?

C’est avec la belle initiative « Ambassadrices des sciences » qu’un groupe de douze jeunes lycéennes de seconde et de première du lycée Maximilien Sorre de Cachan ont répondu. Encadrées par deux enseignantes,  Laurence Touret, enseignante en SVT,  et Amélie Godon, enseignante en sciences physiques, elles ont créé en septembre 2014 un atelier pour réfléchir à des actions.  Trois thèmes d’études ont été choisis.

Un 1èr thème est historique avec une étude biographique sur Marie Curie et les difficultés qu’elle aurait pu rencontrer au cours de sa carrière en tant que femme. Le 2ème thème concerne la lutte contre les préjugés et le 3ème thème permet notamment des rencontres extérieures avec des femmes scientifiques responsables de laboratoire.

Les membres de l’atelier « Ambassadrices des sciences » ont ainsi choisi d’inviter deux représentantes de deux associations différentes Mme Ezratti de l’association « Femmes et sciences,  Flore  Wegmann, de l’association « Allez les filles, osez les sciences », créée par des lauréates du Prix de la vocation scientifique et technique des filles et  Mme Bernardis, chargée de mission égalité à Universcience afin de présenter le projet porté par cet atelier.

Les Ambassadrices des sciences du Lycée Maximilien Sorre

C’est dans le cadre du 2ème thème d’étude, la lutte contre les préjugés que la rencontre entre les membres de cet atelier et les deux associations citées ci-dessus, a eu lieu.

Les Ambassadrices des sciences ont mis au point un sondage qui a été réalisé dans toutes les classes du lycée. A partir des questions posées aux élèves on a pu mettre en évidence que des idées reçues sont toujours présentes concernant les carrières des femmes dans le domaine scientifique, en particulier chez les garçons. Par exemple que les femmes sont moins douées en sciences que les garçons, qu’il existe officiellement des métiers d’hommes et des métiers de femmes ou que les femmes ne sont pas faites pour le pouvoir.

La discussion a alors porté sur la manière dont on pouvait lutter contre ces préjugés. Mmes Ezratti, Wegmann, et Bernardis ont alors invité les membres de l’atelier à se pencher sur les manuels scolaires afin de constater  la si petite place faite aux femmes dans les références ou les faits historiques, ce qui ne peut qu’accentuer ces préjugés auprès d’un jeune public, préjugés déjà bien ancrés dans notre société. C’est pourquoi un concours qui récompensera la meilleure photo prise par un élève du lycée Maximilien Sorre a été lancé. Cette photo dénoncera des a priori exposés dans des lieux publics. Par ailleurs, les actions étant surtout menées auprès des jeunes filles, l’idée a été proposée d’orienter de futures actions vers les garçons.

Cette rencontre entre l’atelier scolaire et ces intervenantes aura donc été très bénéfique pour l’atelier de ce lycée, car elle aura permis d’apporter des idées permettant de lutter à petite échelle contre les préjugés. Elle aura également permis de valoriser le travail réalisé par les jeunes membres de cet atelier de par l’intérêt et les encouragements apportés par les représentantes des ces deux associations.

Les Ambassadrices des sciences et leurs enseignantes ont aussi visité les laboratoires de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail dont les principales sous-unités sont gérées par des femmes qu’elles ont pu  interroger  sur leur parcours.

En mai, c’est Bénédicte Ménez, professeure des universités en sciences de la Terre à l’Institut de Physique du Globe de Paris, lauréate de prix Joliot Curie 2012 qui les a reçues.

Crééz à votre tour des ateliers dans vos lycées et vos collèges pour inciter les filles et les garçons pour discuter des préjugés et des idées reçues sur les sciences et les technologies. Toute l’équipe du lycée Maximilien Sorre peut vous donner des pistes.

Les Ambassadrices des sciences du Lycée Maximilien Sorre et leurs enseignantes

Publié par : asabrina19 | 16 mars 2015

Trophée des femmes de l’industrie 2015


L’édition 2015 du trophée des femmes de l’industrie de l’Usine Nouvelle est lancée !

trophée 201511 prix seront décernés pour l’occasion :

  • Trophée de la Femme Entrepreneur
  • Trophée de la Femme de Production
  • Trophée de la Femme de Projets
  • Trophée de la Femme de R&D
  • Trophée de la Femme d’Innovation
  • Femme du Numérique
  • Femme du Développement durable
  • Femme Internationale
  • Femme Commerciale
  • Femme au Début prometteur
  • Trophée de la Femme de l’Industrie de l’année

Alors tentez votre chance vous aussi ! Vous trouvez le dossier de candidature en cliquant ici.

Nous avons toutes une chance de remporter un des trophées alors n’hésitez pas !

Publié par : fatiane | 10 mars 2015

La recherche de stage…pas évident !


C’est la période de début de stage de fin d’études pour les étudiants des grandes écoles. Et la recherche de stage en amont n’est pas toujours facile.

Juste quelques conseils pour augmenter vos chances de trouver l’opportunité qui vous convient.

Si vous savez déjà dans quel domaine vous voulez faire votre stage, ciblez les entreprises correspondantes, créez des profils en ligne sur les plateformes de recrutement des entreprises en question. Et quand elles n’existent pas, n’hésitez pas à candidater spontanément. Attention à ne pas être limité dans le choix de l’entreprise, regardez à travers l’entonnoir dans le sens divergent !

Exploitez le réseau des anciens élèves de votre école ! Il n’y a rien de mieux pour avoir des informations sur une entreprise vue de l’intérieur ou les évolutions de carrière possibles après votre diplôme. Et souvent il y a des offres qui ne sont pas accessibles au grand public mais réservées à des profils spécifiques correspondant à votre formation.

Et enfin, utilisez votre propre réseau: votre entourage, les relations que vous avez pu vous faire aux cours de vos précédents stages, lors de vos investissements associatifs, lors de forums, etc.

Pour postuler, bien sûr, soignez votre CV et votre lettre de motivation. Et lorsque vous avez décroché un entretien, sachez vous vendre !

Bon courage à ceux qui cherchent un stage actuellement et pour pour vos recherches de stage futures.

Publié par : allezlesfilles | 7 mars 2015

Le 8 mars honneur aux femmes scientifiques !!!


Le 8 mars c’est toute l’année ! proclamait le slogan lancé en 2013 par le ministère des droits des femmes. Aussi Universcience, la Fondation l’Oréal et Wikimédia France ont-ils décidé d’organiser régulièrement des journées de contribution  « Femmes de sciences sur Wikipédia » pour mieux mettre en lumière des femmes qui ont apporté leur pierre à l’édifice des connaissances.

La troisième journée s’est tenue le 7 mars à la bibliothèque de la Cité des sciences et de l’industrie. Une belle façon de célébrer la journée internationale des femmes.

 

Journée studieuse de contribution " Femmes de science sur Wikipédia" à la Cité des sciences

Journée studieuse de contribution  » Femmes de science sur Wikipédia » à la Cité des sciences

Pour rendre visibles des physiciennes, des mathématiciennes, des chimistes, des philosophes, des astronomies, longtemps occultées ou méconnues dans l’histoire des sciences ou des scientifiques contemporaines, une cinquantaine de personnes, historiennes et historiens, chercheuses en histoire des sciences, en chimie, en paléontologie, …, boursières de l’Oréal Unesco, blogueuses, des bénévoles de l’association Wikimédia et des  bibliothécaires de la Cité des sciences ont passé la journée à rédiger, enrichi, créer des notices dans la célèbre  encyclopédie collaborative Wikipédia, où l’on estime à 13% environ le pourcentage de contributrices.

Pourquoi mettre en lumière des femmes scientifiques du passé ?  Isabelle Lémonon, doctorante en histoire des sciences à l’Ecole des hautes études en sciences sociales au Centre Alexandre Koyré, qui travaille sur les femmes dans la philosophie des Lumières au XVIIIème siècle, répond qu’il est important de montrer que les femmes ont toujours fait des sciences. Elles sont nombreuses ; si on les cherche on les trouve ! car de tout temps les femmes ont fait des sciences même lorsque l’accès à l’éducation ne leur était pas permis.

Cela permet fournir à des jeunes filles des rôles modèles, pense cette professeure de physique car il n’y a pas que Marie Curie. Une « brassée de rôles modèles » renchérit la philosophe Geneviève Fraisse qui insiste sur la nécessité de parler non seulement de la biographie mais aussi du contenu des savoirs produits par les femmes. Rôle modèle  exemplaire qu’incarne la présidente d’Universcience, Claudie Haigneré, première femme française astronaute, très attachée à encourager les jeunes filles à choisir des études scientifiques ou techniques et très engagée pour promouvoir les femmes scientifiques.

 

La philosophe Geneviève Fraisse et Claudie Haigneré, la présidente d'Universcience, première femme française astronaute

La philosophe Geneviève Fraisse et Claudie Haigneré, la présidente d’Universcience, première femme française astronaute

 

Montrer le rôle des femmes dans l’industrie, un domaine traditionnellement masculin, peut également susciter des vocations dans l’industrie, dans l’innovation. Valérie Burgos, doctorante au Centre Alexandre Koyré à  l’Ecole des hautes études en sciences sociales, s’intéresse l’industrie nationale après la Seconde guerre mondiale ; elle montre que les femmes ont aussi apporté des innovations dans l’industrie et pas seulement pour des objets de la sphère domestique. Les identifier requiert un travail important sur les sources et implique parfois de passer par les hommes pour trouver les femmes,

On pourrait penser que le rôle des femmes est subalterne, qu’elles ne faisaient pas de la vraie science, ou qu’elles étaient isolées. Ce sont des idées reçues qu’un examen attentif des sources et les travaux des historiennes et des historiens récuse.

L’astronome Jérôme Lalande avait, en 1786,dans son ouvrage L’Astronomie des Dames, bien relevé l’obstacle des préjugés :

« Je crois qu’il ne manque aux femmes que les occasions de s’instruire et de prendre de l’émulation ; on en voit assez qui se distinguent, malgré les obstacles de l’éducation et du préjugé, pour croire qu’elles ont autant d’esprit que la plupart des hommes qui acquièrent de la célébrité dans les sciences ».

Si ces préjugés sont toujours d’actualité, et les obstacles encore nombreux , il est essentiel que grâce à des initiatives comme « Femmes de sciences sur Wikipédia »  les femmes acquièrent la notoriété et  la célébrité qui leur reviennent légitimement !

 


MUST WATCH!

Close your eyes and picture an engineer. You probably weren’t envisioning Debbie Sterling. Debbie Sterling is an engineer and founder of GoldieBlox, a toy company out to inspire the next generation of female engineers. She has made it her mission in life to tackle the gender gap in science, technology, engineering and math.

In the spirit of ideas worth spreading, TEDx is a program of local, self-organized events that bring people together to share a TED-like experience.


Hélène Olivier-Bourbigou a été élue « Femme scientifique » de l’année 2014 du  très prestigieux prix Irène Joliot-Curie, décerné chaque année par le Ministère de la recherche et la Fondation Airbus Group. Elle est chef de département à L’IFP Energies nouvelles et responsable des recherches dans le domaine de la catalyse moléculaire. Brillante chimiste, très tôt remarquée par Yves Chauvin, prix Nobel de Chimie en 2005, ses recherches visent à développer des procédés qui permettent de transformer des matières premières fossiles en molécules à plus haute valeur ajoutée utilisées par l’industrie chimique comme des plastifiants ou de polymères. Une chimie plus respectueuse de l’environnement et plus économique, plus durable est ce qu’elle poursuit dans ses travaux de recherche. Reconnue comme l’une des meilleures spécialistes mondiales dans sa discipline, elle a aussi à coeur de former les jeunes à la recherche.

Elle a  accepté de répondre aux questions de Flore. Nous sommes très honorées de vous faire découvrir son parcours et ses passions.  

Elle conseille aux jeunes qui veulent faire des sciences : « franchissez le pas », ayez de l’audace, vous ne le regretterez pas !!!

Pourriez-vous nous décrire rapidement votre parcours scolaire et professionnel et nous dire ce qui vous a amenée vers la chimie ?

Après l’obtention de mon bac scientifique (série S) en 1982, j’ai fait les classes préparatoires au Lycée Pierre de Fermat à Toulouse. Ce qui m’a conduit à intégrer une école d’ingénieur. J’ai choisi la chimie, bien qu’à ce stade l’enseignement reçu ne m’en avait donné qu’un aperçu très théorique. C’est à l’Ecole Nationale Supérieure de Chimie de Rennes que naît ma motivation. Je réalise mon stage de fin de 2ème année dans les laboratoires de la société Roussel Uclaf à Romainville dans la région parisienne : c’est ma première réelle expérience de la recherche en chimie ; elle me donne rapidement ce goût du travail expérimental en synthèse organique qui associe rigueur scientifique, ouverture, curiosité, remise en cause, apprentissage continu…

Je sais alors que je veux faire de la recherche. Je décide naturellement de poursuivre ma formation par une thèse. Je postule pour un sujet proposé dans le groupe de catalyse moléculaire dirigé par Yves Chauvin à l’Institut Français du Pétrole à Rueil Malmaison, aujourd’hui IFP Energies nouvelles.  Dès le départ, j’ai beaucoup de chance d’être acceptée dans cet environnement exceptionnel où il existe un parfait équilibre entre recherche académique et industrielle, où je peux allier une démarche scientifique rigoureuse avec le souci de l’application.

A l’issue de ma thèse, je  bénéficie d’un séjour post-doctoral à l’université de Sussex au Royaume Uni pour compléter ma formation et m’ouvrir à d’autres approches. Je rejoins en 1989 le groupe d’Yves Chauvin en tant qu’ingénieur de recherche. Là, je conduis des travaux de recherche sur la catalyse homogène appliquée à la chimie avec pour objectif le développement de procédés industriels plus respectueux de l’environnement.

La femme scientifique de l'année 2014, lauréate du Prix Irène Joliot-Curie

La femme scientifique de l’année 2014, lauréate du Prix Irène Joliot-Curie

Vous animez une équipe d’une vingtaine de personnes. Avez-vous suivi une formation spéciale ou est-ce arrivé naturellement dans votre parcours ?

Ma première fonction d’ingénieur de recherche comprend une mission d’encadrement du travail d’un ou deux techniciens puis de thésards et stagiaires.  C’est naturellement que le travail d’équipe s’installe sans trop de difficultés car orienté vers un objectif commun, un résultat visé. La conjugaison des talents et le partage des bonnes pratiques apparaissent pour moi comme un plus, une motivation. L’équipe que j’encadre aujourd’hui (environ 20 personnes) est composée d’hommes et de femmes. Cela nécessite de mettre en place une organisation avec des références de fonctionnement. Pour cela, j’ai eu l’opportunité de suivre des formations qui m’ont donné certaines clés pour améliorer la cohésion et l’esprit d’équipe.

Certains hommes sont parfois récalcitrants à l’idée d’être dirigés par une femme,  avez-vous rencontré ce problème ? Si oui, comment y avez-vous fait face ?

S’affirmer et être acceptée comme leader, être capable d’anticiper et de donner des directives sont en soi des missions difficiles du management, pour les femmes comme pour les hommes. J’ai parfois ressenti certaines réticences masculines à accepter une  autorité féminine. Cela reste ponctuel. Mon objectif, en tant que manager, est alors d’essayer d’unir le groupe et de coordonner les efforts, de le valoriser sur la base des succès, même lorsqu’ils sont modestes, de faire converger les intérêts individuels et l’intérêt collectif – de gagner la confiance de chacun. Je vise à ce que mon autorité soit naturellement reconnue et acceptée.

Vous avez débuté aux côtés d’Yves Chauvin, Prix Nobel de Chimie 2005, cela vous a-t-il donné des idées, des perspectives de carrière ? Avec vos travaux pour une chimie plus respectueuse de l’environnement par exemple ?

Mon travail auprès d’Yves Chauvin a été à la base de l’évolution de mon parcours. J’ai appris avec lui l’ouverture, à savoir s’intéresser au nouveau, la curiosité que ce soit pour la recherche fondamentale ou appliquée, le gout du risque, des enjeux difficiles. Cela m’a permis d’orienter mes recherches en créant des passerelles entre différents domaines qui s’ignoraient et d’aller vers des innovations de rupture.

Auriez-vous un conseil à donner aux jeunes, et notamment aux jeunes filles ? Un mot à leur dire pour leur donner envie de s’orienter vers la chimie ?

La chimie est parfois associée à une image négative qui n’est pas à la hauteur de son impact réel. La chimie est partout dans notre environnement et contribue à notre bien-être. Rappelons qu’en France, l’industrie chimique est la première filière exportatrice, au 6ème rang de la chimie mondiale. Les enjeux, environnementaux, économiques et sociétaux sont importants. Pour relever ces défis, des avancées scientifiques seront nécessaires. Les femmes ont toute leur place pour porter les innovations de demain. Il n’y a pas de profil « standard », de norme « masculine » mais au contraire un besoin de diversité. Je souhaite dire aux jeunes filles/femmes qui hésitent à suivre cette filière que c’est un métier passionnant, malheureusement souvent méconnu et où certains stéréotypes peuvent encore être véhiculés.

Alors, tout simplement « franchissez le pas », ayez de l’audace, vous ne le regretterez pas !!!

 


Les filles sont aussi douées que les garçons pour les matières scientifiques et technologiques. Elles ont d’aussi bonnes notes, même en maths ! Et plus de mentions au bac.Mais, souvent, elles n’osent pas choisir ces filières et envisager plus tard des métiers aussi nombreux que variés dans le domaine des sciences et des technologies, un secteur d’emploi qui recrute.

Pour les encourager : ELLES DE SCIENCES, le nouveau concours de la vocation scientifique et technique des filles s’adresse aux lycéennes des classes de première et de seconde

Pour participer au concours :  Imaginez une invention dans l’un des trois domaines retenus : l’énergie, le naval ou le numérique, décrivez la scientifiquement en détaillant sa réalisation et son fonctionnement sur la base d’un dossier.

Gagnez des prix si vous êtes sélectionnée parmi les finalistes ! Les prix sont des tablettes, des tutorats, des visites dans les entreprises, des pass Universcience,…

Vous avez jusqu’au 30 avril 2015 pour déposer un dossier.

Pour le règlement du concours et plus de renseignements :

www.ile-de-france.gouv.fr/ellesdesciences

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Elles de sciences prend la suite du Prix de la vocation scientifique et technique des filles.

Il est organisé par la Délégation aux Droits des femmes et à l’égalité de la Préfecture d’Ile-de-France, en partenariat avec Universcience, RTE, DCNS, ECONOCOM, les Académies de Créteil, Paris, Versailles et la délégation régionale pour la recherche et la technologie.


«Les femmes doivent être des partenaires au même niveau que les hommes, que ce soit dans nos familles, nos sociétés, nos gouvernements ou nos entreprises », a déclaré Emma Watson, ambassadrice pour les droits des femmes aux Nations Unies, élue personnalité féministe de l’année 2014, lors du discours prononcé à Davos  pour lancer la deuxième phase de la campagne « HeForShe ». Cette campagne publiée par l’ONU, en Septembre 2014, a reçu le soutien de très nombreuses personnalités du monde entier comme Hillary Clinton, le Prince Harry, ou Yoko Ohono.

« Les femmes ne peuvent pas lutter seules contre les stéréotypes profondément ancrés dans la société. Mais ensemble, les hommes et les femmes peuvent mettre fin aux inégalités. » C’est donc tout le monde qu’il faut mobiliser et démultiplier les actions.

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La nouvelle phase cette campagne, intitulée « IMPACT 10x10x10 », est un projet qui vise à atteindre l’engagement direct des gouvernements, des entreprises et des universités avec l’autonomisation des femmes et l’égalité des sexes.

Publié par : isabrina13 | 27 octobre 2014

Lead Like A Girl: How To Empower Women At Every Level


Women are underrepresented in leadership roles, but what holds them back?

In this article by The Forbes, the author provides explanations and tips to lead (like a girl!)

Women-in-Leadership-Positions

Publié par : reilly2002 | 21 octobre 2014

Les stéréotypes dès le plus jeune âge


A l’heure où Noël approche à grands pas, les publicités pour les jouets pour enfants se multiplient. Ma fille de 3 ans n’arrête du coup pas de demander ces jouets mais pas tous les jouets qu’elle voit. En lui demandant pourquoi elle ne voulait pas l’un d’entre eux, elle m’a dit que c’était pour les petits garçons. Sur la suivante, il y avait une petite fille qui jouait avec ses parents et donc là elle a fait la remarque que c’était pour les filles et qu’elle voulait le demander au Père Noël.

Je ne pensais pas qu’un tel visuel l’aurait impacté car elle est plutôt à jouer avec des jeux de construction, des outils mais aussi tous les autres jouets plus réputés pour les filles comme les poupées. Justement, j’essaye de faire attention pour qu’elle ait assez de variété pour qu’elle n’ait pas ces stéréotypes

Un couple d’ami qui ont un petit garçon de 20 mois lui ont acheté une petite cuisinière. Elle trône dans sa chambre juste à côté d’un petit établi et des outils. Le père y était opposé mais la mère l’a convaincu en lui rappelant qu’à la crèche leur petit garçon jouait beaucoup avec.

Je regrette pour le coup une chaine publique pour enfants en Australie qui justement ne faisait pas de publicité…

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