Publié par : f.isabelle | 17 février 2013

Témoignage de Merces Erra – « Il faut se battre pour notre place »


Témoignage de Mercedes Erra, fondatrice de BETC, présidente exécutive d’Euro RSCG Worldwide et directrice générale d’Havas, dans Psychologies magazine.

MercedesErra

 » J’ai eu beaucoup de chance car, toute petite, j’ai compris que travailler serait plus amusant que rester à la maison. Mon père adorait ça alors que ma mère s’ennuyait à s’occuper du foyer. Je ne suis donc posé aucune question : je voulais travailler et j’avais confiance en moi ! Il me semblait évident que la femme était l’égale de l’homme. Il m’a fallu du temps pour voir le sexisme. J’ai ainsi pendant dix ans reçu moins de stock-options que les hommes ! Quand je m’en suis aperçue, je me suis révoltée ! Des siècles de domination masculine ne s’effacent pas du jour au lendemain … C’est pour cela que je crois à la politique volontariste, aux quotas. Quand c’est obligatoire, ça ne peut que marcher ! Il faut se battre pour notre place, car les hommes ne nous la donnerons pas, et l’évolution « naturelle » est trop lente. Oui, nous sommes différentes, mais il y a d’autres chemins que d’adopter le modèle masculin. Je ne sais pas réclamer un poste ou une décoration ? Tant mieux, j’aurais honte de quémander. J’élève cinq garçons, je gère l’organisation de la famille, des vacances ? Oui, car, même si mon homme est à la maison, il ne fait pas tout. Les enfants doivent être une responsabilité partagée ! Je travaille beaucoup, j’ai toujours l’impression que je peux mieux faire ? Tant mieux, la remise en cause m’évite l’arrogance. En revanche, il faut que les jeunes femmes soient réalistes : elles ne peuvent pas disparaître pendant six mois au premier enfant et cumuler congés maternité, pathologique et vacance. Nous vivons certes dans une société qui n’avantage pas les femmes, mais elles y sont pour beaucoup. Là où les hommes n’ont aucun scrupule à s’exprimer dans les médias sur un sujet dont ils ne sont pas experts, elles ne partagent leur opinion que si elles maîtrisent entièrement le sujet. Viser la perfection, c’est bien, mais se libérer de la pression imposée par la société et par elles-mêmes, c’est encore mieux. Elles doivent oser l’audace pour avancer. »

Et un autre témoignage de Jean-Claude Le Grand  sur le même sujet – « Les femmes travaillent-elles mieux » – ici !


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