Publié par : allezlesfilles | 13 décembre 2012

Trois brillantes scientifiques ont reçu le prix Irène Joliot-Curie


Le prix Irène Joliot-Curie, créé en 2001, décerné par le ministère de la recherche et de l’enseignement supérieur et la Fondation EADS, est  destiné à promouvoir la place des femmes dans la recherche et la technologie en France. Il récompense, chaque année trois femmes scientifiques aux carrières exemplaires.

Marina Cavazzana-Calvo, élue femme scientifique de l’année, est professeur de médecine à l’université Paris 5, directrice de recherche à l’Inserm et coordinatrice du Centre d’investigation clinique en biothérapie à l’hôpital Necker.

Isabelle Buret, spécialiste des télécommunications spatiales, remporte le prix du parcours femme scientifique en entreprise. Elle  responsable R&D et politique produit Télécom chez Thales Alenia Space à Toulouse. Bénédicte Menez, géomicrobiologiste, professeur des universités à l’Institut de physique du globe et à l’université Paris Diderot, reçoit le prix de la jeune femme scientifique.

Les trois lauréates du Prix Irène Joliot-Curie
copyright mesr-XRPicture

Qu’ont-elles en commun ces trois lauréates ? L’excellence scientifique, tout d’abord. La volonté d’aller toujours plus loin dans les connaissances théoriques mais aussi de faire le lien avec leurs applications qu’elles soient médicales ou technologiques. Personnes aux qualités humaines exceptionnelles, elles sont de formidables cheffes d’équipes qui entraînent dans leur sillage les meilleurs chercheuses et chercheurs, ingénieures et ingénieurs, étudiantes et étudiants. Roles modèles, elles donnent envie aux plus jeunes femmes de faire carrière dans les sciences et les technologies et de les suivre. « Les femmes scientifiques cooptent des femmes ensuite » note la ministre de la recherche et de l’enseignement supérieur, Geneviève Fioraso, venue les féliciter et leur remettre leurs prix.

Marina Cavazzano-Calvo est récompensée pour ses travaux pionniers sur la thérapie des déficits immunitaires et hématologiques héréditaires.  Il y a vingt ans, avec le professeur Alain Fisher, elle associait thérapie génique et cellulaire pour soigner des malades atteints de déficits immunitaires sévères, notamment des « bébés bulles ». Ces  traitements novateurs, qu’elle améliore continuellement et dont elle s’attache à comprendre les mécanismes, sont les premiers au monde à avoir fonctionné. « Il n’y a jamais de frein à ses idées » dit l’un de ses admirateurs. Parmi tous les métiers qu’elle exerce au titre de ses responsabilités, elle a « choisi en premier d’être médecin chercheur » et les contacts au quotidien avec les patients, le souci d’améliorer leur prise en charge c’est fondamental pour elle. « Ce qui me pousse à aller plus loin c’est l’équipe qui m’entoure » dit-elle en rendant hommage aux femmes qui ont marqué les étapes de sa carrière.

Isabelle Buret est ingénieure de formation et sa trajectoire professionnelle s’inscrit dans la recherche et le développement de systèmes de télécommunications spatiales. Le spatial l’a faite rêver dès le plus jeune âge et ce rêve est devenu un métier.  Elle commence sa carrière au Japon, première femme chercheuse accueillie chez le nippon NTT au milieu de 300 ingénieurs hommes. Chez Alcatel Espace, puis chez Thales sa pluridisciplinarité et sa ténacité tranquille lui permettent de réussir les projets les innovants et les plus importants, fruits d’une collaboration entre recherche publique et privée. Auteure 5 brevets et de 40 publications, elle s’attache à promouvoir le recrutement des femmes partout où elle en a le pouvoir. « On sait qu’on va tout le temps progresser » dit-elle « et dans 15 ans ou dans 20 ans, je pourrai toujours me faire plaisir en découvrant de nouvelles choses ».

Bénédicte Ménez s’intéresse aux interactions entre le minéral et le vivant. Elle étudie les écosystèmes profonds que l’on trouve dans des roches de la lithosphère océanique et a mis en évidence des niches microbiennes dans des environnements où leur présence et leur impact sur la chimie de la Terre n’avait jamais été démontré. Son travail de recherche se situe à l’interface de plusieurs disciplines : la microbiologie, la géochimie, la microscopie, la spectroscopie. Au profond des océans, elle sonde les origines de la vie.

Quand on est une femme chercheuse, on est aussi mère de famille : elle ne l’oublie pas même quand elle sort d’une manip qui a duré 72 heures sans dormir.

« Si vous avez des envies, suivez-les ! » conseille-t-elle aux plus jeunes avec l’énergie remarquable pour aller défricher de nouvelles disciplines que lui reconnaissent ses pairs.

Nous donnerons prochainement la parole à ces rôles modèles qui ouvrent des perspectives pour les plus jeunes.


Responses

  1. Trois parcours remarquables ! Très intéressant et ça donne en effet envie de réussir autant qu’elles.

    Pourquoi écrire ‘cheffe’ et pas ‘professeure’ avec un ‘e’ ? Allons jusqu’au bout =p


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Catégories

%d blogueurs aiment cette page :