Publié par : allezlesfilles | 7 janvier 2012

A lire : Les prépas sciences font encore peur aux filles


Article du Monde: "Les prépas sciences font encore peur aux filles"

Le quotidien Le Monde du 5 janvier 2012 consacre une page entière aux filles qui ont osé frapper à la porte des classes préparatoires scientifiques. Sa lecture éclaire les obstacles qu’une fille peut rencontrer quand elle s’engage dans des études scientifiques. Le parcours d’Anna peut servir d’exemple. Bien que très bonne élève, avec un 20 en maths au bac, Anna a craint de ne pas avoir le niveau pour pouvoir suivre une classe de maths sup à Montpellier. Sa mère, elle-même scientifique, l’a encouragée. Anna s’est rassurée en venant à bout des annales du bac en 2 heures au lieu de 4, et s’est finalement inscrite en prépa, où elle est à l’aise.

La morale de l’histoire, on la connait, c’est une constante dans la vie des lycéennes : elles doivent croire en elles, prendre de l’assurance, seules ou avec l’aide de proches, pour « oser les sciences ».

Les garçons n’ont pas, ou moins, ce problème de manque d’assurance et de foi en leurs capacités. Le journaliste, Adrien Maillard, cite un sondage Ipsos réalisé dans huit pays à l’occasion de la journée de la femme : 68% des hommes se disent sûrs d’eux-mêmes, contre seulement 53% des femmes.

Des préjugés tenaces sont à l’origine de ce déséquilibre, que l’on peut résumer en une affirmation : « les filles ne sont pas faites pour les sciences ». Le journaliste cite la sociologue Marie Duru-Bellat : « Les enseignants encouragent chez les élèves les performances conformes à leur sexe. En mathématique, par exemple, une discipline connotée masculine, ils stimulent moins les filles ».

Les comportements, réflexes et réflexions peuvent décourager les filles. Comportement des profs, des parents mais aussi des garçons de la classe. Face à ces notes négatives, il ne faut pas être troublées explique en substance la vice-présidente de l’association Femme et Maths, Véronique Chauveau : « C’est normal de se sentir dévalorisée face à ce genre de comportement ». Et c’est aussi normal de mettre en pièces les préjugés qui empêchent les filles d’avancer.

Références : « Les prépas sciences font encore peur aux filles », d’Adrien Maillard, Le Monde daté du jeudi 5 janvier 2012.

Et : « Une pension pour les boursières de prépa », de Nathalie Brafman.


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